Déclarations SNEC - NAO 2017

 

Déclarations du 08/02/2017

 

L’inflation 2016 est certes faible. La guerre des prix dans notre secteur d’activité en  est d’ailleurs une des manifestations. Les ouvertures dominicales de nos concurrents risquent aussi d’entamer nos parts de marché. Mais dans un contexte de croissance, en légère amélioration mais notoirement inférieure aux pays voisins, la lueur d’espoir se manifeste pourtant par l’indice de confiance des ménages, au plus haut depuis 9 ans. La Grande Distribution est au cœur de la consommation et doit pouvoir bénéficier en 2017 du sursaut de cet indicateur. C’est pourquoi nous attendons de la Direction des Hypermarchés qu’elle réponde favorablement à notre revendication d’augmenter les salaires à hauteur de 1,6%. Ce chiffre correspond à l’augmentation du PMSS. Au rythme des augmentations de salaire de ces dernières années, de moins en moins de cadres atteindront ce plafond. Ce phénomène a d’ailleurs contribué au déséquilibre du régime AGIRC et donc sa fusion avec l’ARRCO. Pour le syndicat catégoriel que nous sommes, vous comprendrez que ce point est stratégique. L’égalité de traitement entre femmes et hommes est au cœur de nos préoccupations mais également un sujet de société et un thème incontournable de toute négociation désormais. C’est pourquoi nous vous avons demandé le doublement du talon pour toute femme cadre au forfait jour et dont le salaire 2016 serait inférieur à 4100€ brut.  Le SNEC vous attend aussi sur ce terrain. La mise en œuvre de la RVS en 2016 a été chaotique, tant en termes d’organisation que dans le montant de l’enveloppe provisionnée. Cela a provoqué malaise, controverses et frustrations. La RVS doit rester un levier de motivation. Historiquement, elle représentait un vecteur d’excellence. Pourtant cette rémunération variable n’atteint plus son objectif depuis plusieurs années. En 2017, la RVS doit donc polariser votre attention car si la performance n’est plus valorisée, c’est aussi l’entreprise qui en subira les conséquences.

Les conditions de travail de l’encadrement doivent également faire l’objet d’un focus particulier. Trop de cadres gèrent désormais plusieurs rayons. Ce phénomène doit observer un coup d’arrêt pour une meilleure organisation au sein des points de vente. Et alors que l’entreprise cherche à améliorer sa productivité, que dire de la mise en place de CAROline qui alourdit la charge de travail des managers notamment PFT ? Non seulement changer un prix de vente nécessite des qualités de patience insoupçonnables mais cela participe surtout à un désagréable sentiment de présentéisme et de pesanteur qui est antiproductif en soi. Cet aspect ne fait évidemment pas objet dans cette NAO, mais le SNEC vous alerte sur la dégradation des conditions de travail, de manière globale. La productivité que l’entreprise recherche doit donc trouver les solutions adéquates qui concilient à la fois résultats économiques, efficacité et qualité de vie au travail. Justement, la qualité de vie au travail pour l’encadrement peut aussi s’exprimer au travers des permanences. Donner la possibilité aux cadres âgés d’au moins 58 ans de ne plus en assurer participerait à la reconnaissance des séniors. D’autre part, rémunérer les permanences à hauteur de 150 € au-delà de 4 mensuelles serait un signe fort de la part de l’entreprise et obligerait mécaniquement à une meilleure organisation. Afin de renforcer les effectifs de l’encadrement, le SNEC vous demande un engagement ferme et chiffré en termes de recrutement de stagiaires managers. Enfin, lors des dernières NAO ou négociations d’accords d’entreprise, la direction a su répondre favorablement à plusieurs avancées sociales que le SNEC proposait : retraite supplémentaire, prime de travaux de nuit ou prime de remplacement d’un collègue absent, entre autres. Nous avons su créer ensemble les conditions d’un dialogue social équilibré. Cette année encore, le SNEC souhaite voir ce dialogue enrichi par la validation de ses principales revendications.